Jean Pierre SIORAT


L'ARCHÉOLOGIE
EN
NOUVELLE CALÉDONIE



Il fait des études d'art à l'ENSAAMA à Paris. Entre au Musée Territorial en 1971 comme Conservateur Adjoint. Chargé des collections il suit un stage d'une année au musée de l'Homme à Paris, y restaure la collection Lapita que le Père P.Oreilly ramena de Watom. Participe à toutes les fouilles archéologiques organisées en Nouvelle Calédonie par les chercheurs de l'ORSTOM et du CNRS. Mis à la disposition de l'Orstom en 1982, il se spécialise dans l'étude des formes et du décor Lapita. Une maîtrise d'art et d'archéologie en 1986 avec "Le Décor Lapita de Nouvelle Calédonie" sous la direction du professeur José Garanger viendra sanctionner son travail de recherche.

Dés 1983, il accompagne l'équipe Frimigacci - Vienne pour des recherches ethno-archéologiques sur Wallis et Futuna. Il lui sera confié sur le terrain la recherche de toutes les structures anciennes : routes, forts, tombes et fortifications, ainsi que l'élaboration de leurs plans et cartes de situation. Fort de ces acquits, il suggère au directeur des affaires culturelles de faire revivre ces structures oubliées et en 1985 il commence sous la coordination de Daniel Frimigacci la restauration du Talietumu, la plus grande structure céremonielle d'Océanie.

Paralèllement aux travaux de terrain, il mène une recherche sur la technique d'impression des poteries. Il met en évidence une sélection d'outils permettant de composer tous les décors utilisés dans cette tradition céramique. Celà lui permet de mettre au point une méthode de classement informatique et de collecter une base de donnée importante de tous les tessons céramique de Nouvelle Calédonie. Une étude statistique en sera isue.


Actuellement retraité, il n'en continue pas moins ses activités. Avec ses connaissances acquisent sur le terrain, il réalise une archéologie expérimentale basée sur les outils et les matériaux utilisé traditionnellement par la culture Lapita. Ces réalisations seront exposées dans les musées de Tokyo et de Osaka et au centre culturel de Maré.

Toujours très intéressé par la photographie et les possibilités informatiques, il décide de créer des sites web afin de mieux faire connaître les travaux effectués dans les domaines de l'archéologie aussi bien en Nouvelle Calédonie que sur Wallis et Futuna, par l'équipe CNRS - IRD.