Préhistorien
et archéologue, il a été formé à l'Institut
d'Ethnologie du Musée de l'Homme de Paris par le professeur André
Leroi-Gourhan. A l'issu d'un stage de fouilles à Pincevent, il part
pour la Nouvelle-calédonie afin de passer une thèse sur la préhistoire
de cette île qu'il soutiendra en 1975. Admis dans l'équipe du
professeur José Garanger. Il obtient une assistance efficace du Musée
néo-calédonien grâce à Luc Chevalier.
Il
entreprend alors, avec Jean-Pierre Siorat, conservateur adjoint du Musée
néo-calédonie et Jean-Pierre Maître, chercheur au CNRS,
toute une série de relevés et de fouilles qui aboutiront à
la découverte de nombreux sites nouveaux de la période de Koné
(sites Lapita) notamment ceux de Nessadiou, de île verte, de Koumac...
Il s'intéressera également aux pétroglyphes de la Nouvelle-calédonie
et publiera avec Jean Monnin la première étude sur la signification
de la répartition de ces signes gravés sur les roches. A l'île
de Pins, Il fouille le site de Vatcha et un tumulus du bord de mer où
il met au jour et date les premiers squelettes connus dans ces structures. En
1980 il entre au CNRS comme chercheur et détaché au centre Orstom
de Nouméa, il crée le Laboratoire d'Ethno-archéologie Océanienne
(LEAO). Spécialiste des périodes ancienne de la préhistoire
océanienne, il partira à Wallis et à Futuna et s'orientera
sur un programme d'ethnohistoire et d'ethnoarchéologie de ces îles.
Avec Bernard Vienne, chercheur à l'Orstom, il relèvera le premier
corpus de traditions orales de Futuna et mettra au jour les premiers sites Lapita
de Wallis qu'il fouillera avec Jean-Pierre Siorat. Il sera également
à l'origine d'un vaste programme de valorisation du patrimoine monumental
de Wallis, notamment par la restauration de plusieurs monuments de la période
tongienne. Directeur de recherche au CNRS, Daniel Frimigacci s'est fait le spécialiste
de la Polynésie occidentale, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur
le sujet.